4 AU 13 JANVIER 2018

LES VIVRES DE L'ART EN ASSOCIATION AVEC LE THÉÂTRE DU PONT TOURNANT

NO LAND DEMAIN?
Installation plastique immersive, premier volet de la création.
Vernissage le 4 Janvier 2018 à 18h / Exposition du 5 au 13 Janvier 2018
 
Œuvre chorégraphique bicéphale de Faizal Zeghoudi en hommage aux réfugiés : 
 
Ouverture au public de l’installation plastique immersive, premier volet de la création :  Du 5 janvier au 13 janvier à l’Espace d’exposition « Les Vivres de l’Art »  
 
Représentations de la pièce chorégraphique à huit danseurs, second volet de la création : Théâtre du Pont Tournant du 10 au
13 /01/2018, le 14/01/2018 à 15h30, et du 17 au 20/01/2018 à 20H30. 

 
 
Après la Première, programmée le 30 novembre 2017 au Centre culturel Michel Manet de Bergerac, dans le cadre du festival européen Trafik, « No land demain ? », création bicéphale de Faizal Zeghoudi en hommage aux réfugiés, débute sa tournée nationale par Bordeaux : du 5 janvier 2018 au samedi 13 janvier 2018 inclus, l’installation plastique immersive à découvrir en amont de la partition dansée est présentée au public à l’espace d’exposition « Les Vivres de l’Art »  
 
Conçue comme une expérience sensorielle inédite, l’installation plastique de « No land demain ? », repose sur la gageure de faire vivre au public le drame de la migration contrainte en trois temps : la guerre, la traversée en mer, l'arrivée sur le rivage. Enfermé au sein d’un champ clos, circonscrit aux grands écrans de projection disposés en U autour de lui, le spectateur, placé au centre du dispositif, est soumis pendant quinze minutes à un intense pilonnage d’effets visuels et sonores éprouvants, qui tous convergent vers lui : montage d’extraits de films, reportages ou images tournées spécifiquement pour le projet par l’artiste vidéaste Rémi Bénichou, sur une bande son originale du compositeur Lucas Barbier.  Il éprouve ainsi comme s’il le vivait, le rythme effréné, intense, chaotique, des cœurs soumis à la pression d’un péril imminent ou d’une perte totale de repères : - En temps de guerre, d’explosions, de fusillades, dans une ville en ruine. - Pendant la traversée en mer, lorsqu’embarqué avec d’autres à bord d’un canot de fortune, affamé, privé d’eau, il subit la houle, voire la tempête, et l’insupportable promiscuité des corps entassés.   - Au moment où il atteint enfin le rivage de sa « terre promise » qui n’est que le commencement de la longue route, épuisante, incertaine, qui s’ouvre devant lui. 
 
Pouvant accueillir jusqu’à quinze personnes à la fois pour chaque session de 15 minutes de projection, l’exposition immersive de « No land demain ? » préfigure le visage dansé de la création :  sur la même bande son, où s’imprimera en filigrane dans l’inconscient du public,  le souvenir des images fortes qui lui étaient associées dans l’exposition, l’empreinte traumatique des sensations vécues par le spectateur lors de la visite de l’installation, sera cette fois portée en mouvements et gestes  contenus  par les huit danseurs évoluant sur scène.    Ouverte en entrée libre pour les adultes et adolescents à partir de 13 ans, l’exposition peut faire l’objet d’un accompagnement spécifique pour un public de scolaires.

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Lumières de sirènes, Laurent Valera, installation, 2014.

Cette œuvre a été imaginé fin 2013 et produite par le Musée des Abattoirs de Toulouse et La Fabrique (CIAM) pour l'exposition Vertigo en 2014.

Dimensions minimales : 3m x 4m x3m de haut.

Gobelets en plastique transparent, eau, rideau en coton blanc, une lampe (découpe), ventilateur.
Au sol le continent Africain. Il est composé de centaines de gobelets d’eau. Il est éclairé par une lampe depuis le plafond.

Sur le rideau des centaines de ronds lumineux. L’ensemble de ces ronds créé l’Europe.

Suivent le remplissage des gobelets un reflet est projeté sur le rideau. Le continent africain au sol génère par des jeux de reflets à la surface de l’eau des gobelets le continent européen sur le rideau.

Deux axes pour cette installation : la quête de l’eau potable et l’Europe miroir aux alouettes.

Nous sommes aux prémices de grands mouvements migratoires Afrique – Europe. La survie, un ailleurs plus prospère et plus sûr, voilà ce que des milliers de migrants clandestins essayent d’atteindre. Ils se lancent à corps perdus dans ce parcours du combattant qui de pièges en désillusions prendra la vie à un grand nombre. Pour les rescapés pas de retour en arrière possible. Avancer, toujours avancer. Tragiques histoires contemporaines d’anonymes sur les pistes de l’Eldorado, d’africains qui ne souhaitent qu’une seule chose pour eux et leur famille : vivre.

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